Je reviens de Bangui. Une journée sur place entre deux avions – en réalité le même, celui de l’unique fréquence hebdomadaire d’Air France –, le temps de prendre le pouls des rives de l’Oubangui et d’interviewer François Bozizé, le chef de l’Etat.

A l’hôtel, des militaires sud-africains, hommes et femmes, blancs, noirs et métis, lézardent face au fleuve dans leur treillis avec écusson des SADF. Je les retrouverai plus tard, au Palais présidentiel, dans l’entourage sécuritaire du chef.

Pour le reste, rien ou presque n’a changé depuis ma dernière visite, il y a un an : Bangui est sans doute la capitale la plus déshéritée d’Afrique.

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