lundi 24 septembre 2007

Echos de la savane

Cette semaine, j’ai :

. Bavardé, au cours d’une réception d’ambassade, avec Loïk Le Floch-Prigent, ancien patron d’Elf, au cœur du scandale du même nom, ex-taulard à la prison de la Santé, toujours entre deux convocations au Palais de Justice. Sous le coup, justement, d’une énième interdiction de sortie du territoire français.

Ce qui le perturbe beaucoup car, à la tête de Pilatus Group qu’il a fondé, Le Floch tente de se refaire. Il me dit conseiller, en matière pétrolière, les présidents Sassou, Bongo, Faure Gnassingbé, Déby, plus un ou deux satrapes d’Asie centrale, ainsi que le groupe Areva : belle brochette.

A la fois loquace et amer, résigné et révolté, le flamboyant Loïk des années Elf est un petit bonhomme amaigri et seul, au visage mangé de barbe blanche. Triste, gris et finalement pitoyable au sens premier du terme (qui inspire la pitié).

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lundi 17 septembre 2007

Le destin de Fouad

Retour du Maroc, où l’Afrique subsaharienne n’est jamais loin. A preuve : au Hilton de Rabat, je tombe par hasard sur Jean-Dominique Okemba, le très influent et très spécial conseiller de Denis Sassou Nguesso.

La limousine blanche à l’entrée est donc celle du Président congolais, en villégiature dans la capitale marocaine tout comme, il y a peu, Omar Bongo Ondimba et Teodoro Obiang Nguema. DSN a été accueilli à l’aéroport par le prince Moulay Rachid, qui joue discrètement et loyalement son rôle de second, mais que l’on dit influent, en tout cas écouté, auprès de son frère aîné.

L’affaire du moment, outre la formation du prochain gouvernement, c’est bien sûr le départ – pour un simple siège de député – du bras droit, courroie de transmission et ministre délégué à l’Intérieur, Fouad Ali el Himma. Fouad est un personnage attachant, parfois touchant et qui a toujours refusé que l’on parle de lui, encore moins qu’on le mette à la une.

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mercredi 5 septembre 2007

Sarkorapporteur

Conversation téléphonique avec l’ancien ministre français des Affaires Etrangères Hubert Védrine, qui vient de remettre un rapport à Nicolas Sarkozy sur « La France et la Mondialisation ». Je lui fais remarquer que, sur soixante feuillets, deux seulement sont consacrés aux politiques arabe et africaine. Pourquoi n’a-t-il pas repris l’argumentaire, excellent, qu’il avait publié sur ce sujet dans JA en mai dernier ?

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