vendredi 23 octobre 2009

Congo bashing

La République démocratique du Congo a ceci d’irremplaçable pour les médias et les ONG du Nord qu’elle offre une source quasi inépuisable de clichés réducteurs, motifs d’indignation, reportages chocs, rapports alarmistes et autres photos coup-de-poing sur la misère du monde. Pas une semaine sans son lot d’exactions au Sud-Kivu, de viols dans le Haut-Uele, de bavures des services spéciaux à Kinshasa, d’affaires de corruption au sein de la magistrature, pas un jour sans un cas de racket policier. Bref, il n’y a qu’à se baisser pour ramasser une bonne histoire qui saisira aux tripes les âmes sensibles. Raconter la souffrance quotidienne des Congolais peut même rapporter gros : un prix Pulitzer ou Albert-Londres, par exemple. Que l’on soit humanitaire ou journaliste, on ne revient jamais de ce pays de la démesure les mains vides…

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vendredi 9 octobre 2009

Parano à la BEAC

Si l’on en croit les réactions passablement outragées, émanant tant du gouvernement de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale que des membres de son conseil d’administration, voire des ministres des Finances des six pays partie prenante à cette institution, les révélations de JA sur le scandale financier du bureau de Paris seraient :

1) Un mauvais coup porté à la crédibilité de l’institution, indigne du seul hebdo panafricain censé « défendre » le continent.

2) Le révélateur d’un climat de « règlements de comptes » au sein de la direction de la banque, climat qui serait directement à l’origine des fuites inadmissibles dont aurait bénéficié JA.

3) Le fruit d’une manipulation anti-gabonaise orchestrée en sous-main par la Guinée Equatoriale, en échange de faveurs accordées à notre journal.

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mardi 6 octobre 2009

Petits piments

De l’abbé Fulbert Youlou à Denis Sassou Nguesso, de Massemba-Debat à Lissouba, de Ngouabi à Yhombi, en passant par Alfred Raoul, qui ne régna que quelques heures le temps de donner son nom à un boulevard, tous ceux qui ont eu à présider aux destinées de ce pays vous le confirmeront : diriger les Congolais, c’est comme naviguer sur les rapides du grand fleuve. Il faut être habile pour ne pas sombrer. À fleur de courant, tapis sous l’aimable frondaison des jacinthes d’eau, les récifs abondent.

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