Lundi : coup de fil de Vital Kamerhe, le Président de l’Assemblée Nationale Congolaise. Depuis Kinshasa,, il s’inquiète un peu de l’interview qu’il m’a donnée pendant le week-end à Paris. Il ne voudrait surtout pas, dit-il, que le Président Kabila se sente offusqué par certains de ses propos. Et pour faire bonne mesure, il m’envoie par mail des feuillets et des feuillets de complément. L’ami Vital a tort de se faire du souci : ce qu’il dit dans l’entretien est tout ce qu’il y a de plus correct vis-à-vis de JK !

Mardi : rendez-vous raté avec une vieille connaissance, Baba Sayed, sahraoui du Canada, accompagné d’Omar Mansour, représentant du Polisario à Paris. Baba a dû se déplacer à Genève. Next time…

Mercredi : mon ami Karim Meckassoua, ex-ministre centrafricain, qui se remet d’une difficile opération au genou, m’appelle. Le retour prochain d’Ange-Félix Patassé à Bangui l’interpelle. « Il est incontrôlable » me dit-il. Le Président Bozizé, qui m’a appelé la veille au soir depuis un campement du côté de Bossangoa, m’a, lui, paru serein. Simple apparence ?

Jeudi : nouveau rendez-vous raté (décidément) avec le député congolais Jean-Claude Vuemba – la faute à mon portable en panne. Mais surtout, coup de fil nerveux de Laure Gondjout, Ministre de la Communication du Gabon. Motif : en regardant ce matin France 24, le Président Bongo Ondimba et elle sont tombés sur un débat à propos des propriétés parisiennes du Chef, débat dans lequel, Georges Dougueli intervenait. « Vous êtes complices avec France 24 contre qui nous allons porter plainte » fulmine la ministre, « c’est une déclaration de guerre ! ». J’explique à Laure que France 24 est une chose, JA une autre et que mon collaborateur – qui n’a d’ailleurs tenu que des propos modérés – y figurait à titre perso. Laissons l’eau couler sous les ponts de l’Ogooué.

Vendredi : on boucle le 2500ème numéro de JA. Et je boucle, moi, trois rendez-vous sur mon agenda des semaines à venir : Rose Kabuye, Laurent Gbagbo et Bernard Kouchner. Ouf…