Je rentre de Kigali, Rwanda. On m’a dit là-bas que Rama Yade était attendue pour le 14e anniversaire du génocide, le 7 avril.

Il va lui falloir peser ses mots, millimétrer ses actes, sur le fil du rasoir, entre les Rwandais pour qui la France doit se repentir et ceux qui, à Paris – Juppé, Védrine, Balladur, les généraux de Turquoise… –, ne lui pardonneront pas la moindre remise en cause de leur rôle à l’époque.

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