Le problème, ce sont les tests ADN. Je leur dis qu’ils auront beau faire et dire, cette mauvaise affaire d’ADN n’en finira jamais de polluer l’image de leur ministère, qui est chargé de les appliquer. Je leur dis que c’est indéfendable et qu’aucun chef d’Etat africain ne pourra jamais accepter ces tests publiquement, si tant est qu’il se soucie de son opinion publique.

Je sens mes convives de petit déjeuner embarrassés. Un ange passe dans le parc. Ils se défendent mollement.

Puis cet aveu : « Oui, vous n’avez pas tort. Ca nous est tombé dessus, cette histoire d’ADN. D’ailleurs, aucun des accords d’immigration concertée que nous avons signés ou que nous nous apprêtons à signer avec le Bénin, le Congo, le Gabon, la Tunisie, le Sénégal ou le Maroc, ne prévoit le recours à ces tests. Ils sont tous exonérés. Â»

En somme, les tests ADN sont en voie de passer à la trappe. Mais, chut, ne le répétez pas. Le député Mariani pourrait vous entendre…