A l’Elysée, on me l’a d’ailleurs reproché : « Vous faites de l’exégèse, vous vous attachez à la lettre plutôt qu’à l’esprit, vous cherchez la petite bête. Â»

Est-ce de ma faute si le diable se cache dans les détails et si je préfère lire un discours plutôt que de l’entendre ?


. vu, dans sa suite de l’hôtel Meurice à Paris, le président congolais Denis Sassou Nguesso, pour une interview que vous lirez dans JA.

DSN y parle, entre autres, de Rama Yade qui, après avoir refusé de lui serrer la main, se dit aujourd’hui disposée à le rencontrer pour lui parler des droits de l’homme. Réponse : « J’ai vécu soixante-cinq ans sans la voir et je ne m’en suis pas plus mal porté. Â»

Sassou défend aussi Robert Mugabe : « Il ne fallait pas aller le provoquer. Avec ou sans Gordon Brown, le sommet de Lisbonne a lieu. Que dirait-on si nous, Africains, refusions de nous asseoir à la même table que tel ou tel dirigeant occidental ? Â»


. été choqué par la photo, qui circule sur le Net, de l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, aspergé de sang factice par des militants d’ONG qui lui reprochent son attitude pendant le génocide rwandais.

Védrine a sur ce sujet des analyses et des positions que l’on peut, certes, critiquer et que je ne partage pas. Mais il est loin d’être le plus fermé des interlocuteurs.

Et le sang, même factice, est l’expression symbolique d’une violence insoutenable.