Dire, ne pas dire. Pour les journalistes, c’est parfois un vrai problème.

Tenez : nous savions, avant tout le monde, que Nicolas Sarkozy s’était rendu en week-end très privé à Marrakech les 2 et 3 novembre, avant de gagner directement N’Djamena depuis le Maroc pour y rencontrer Idriss Déby.

Nous avions même donné l’information dès le 3, dans la rubrique "Confidentiel" de JA. Mais sans préciser avec qui se trouvait le président français dans la villa de Marrakech.

On a hésité et puis on s’est dit : non, cela relève de sa vie privée. Avons-nous eu tort ? A vous de me le dire ?

Autre casse-tête du même genre. Le même Sarkozy, en recevant en tête-à-tête le président centrafricain Bozizé à l’Elysée, le 19 novembre, lui a balancé sous le nez deux noms de ministres du gouvernement centrafricain qu’il voudrait voir limogés pour motif de corruption.

Ces noms, je les connais. Mais je ne les ai pas publiés, afin de respecter la présomption d’innocence qui s’attache à chacun, fût-il ministre africain.

Aurais-je dû ? A vous de juger.