Dans la rue, à Canton ou à Shanghai, on le photographie à son insu en riant, on se bouche le nez à son passage, on le dévisage les yeux exorbités, on le touche pour voir si sa couleur tient.

Lui qui a vécu à Moscou dans les années soixante-dix me dit que cela lui rappelle ces Russes qui voulaient lui râper la peau et lui demandaient quand et où il avait perdu sa queue. La violence en moins.

Car le racisme, ici, n’est pas agressif. Il se contente d’être imbécile au sens propre du terme et il disparaît dès qu’apparaissent les dollars…