Pourquoi gendarmes français et gardes du corps du Président Bozizé se sont-ils battus à coups de pieds et de poings devant la résidence de l’ambassadeur de France à Bangui, le 14 juillet dernier ? Et que se sont dit de désagréable à ce sujet, peu de temps après, le chef de l’Etat centrafricain et le ministre français de la Coopération Jean-Marie Bockel ?

Quel est le nom de cet ex-ministre réputé ambitieux que les services de sécurité surveillent de près car il s’apprêterait à « lancer une campagne de déstabilisation » du pouvoir ?

Pourquoi le chef de l’Etat a-t-il demandé le 4 septembre aux neuf juges de la Cour Suprême, qui venaient de donner raison à la société française Total dans un conflit l’opposant au gouvernement, de lui remettre leur démission ?

Que font à Bangui ces militaires sud-africains qui lorgnent sur les installations de l’ex-base française de Bouar et ce riche gouverneur d’un état du Nigéria venu proposer ses barils de pétrole ?

Pourquoi enfin la délégation du FMI de passage à Bangui il y a peu, est-elle repartie satisfaite des efforts accomplis par le gouvernement, justifiant l’adage selon lequel François Bozizé a décidément la baraka ?